La réalisation d’un film de marque est une mission délicate qui nécessite, sans doute plus qu’un autre format de la vidéo corporate, une compréhension pointue de l’identité, des valeurs et de l’activité de l’entreprise cliente. En tant que réalisateur pour Elan Films ayant réalisé des films dans des secteurs exigeants tels que le luxe et la technologie pour de grandes sociétés, j’aimerais partager avec vous les 7 principes ou conseils concrets qu’une agence devrait suivre pour mener à bien ce type de production vidéo.
1. Se nourrir de la marque et de ses valeurs
Avant de commencer à tourner, il est essentiel de bien comprendre la marque, ses valeurs et ses objectifs. La phase de pré-production, c’est à dire d’écriture et de repérage est peut-être la plus importante dans la réussite d’un film de marque. Il est important de bien prendre le temps de discuter avec votre client afin d’être sûr de saisir sa vision, ses valeurs et les messages qu’il souhaite véhiculer. Un film de marque doit refléter l’essence de l’entreprise et s’adresser directement à son public cible.
Nous avons remarqué que dans cette phase, il était plus important d’écouter et de recueillir que de proposer. L’échange doit être à l’initiative du client afin d’avoir l’information la plus spontanée et non biaisée possible.
2. Itérer pour développer un concept fort
C’est lors de cette phase que vous devez être force de proposition. Pour nous, un film de marque doit se distinguer par son originalité et sa cohérence. Il faut savoir éviter les clichés et les idées surannées (sauf pour s’en jouer avec humour). IL faut être capable de proposer un concept fort. Et dans cet objectif, le mieux reste de beaucoup échanger avec votre client.
Notre méthode pour cette phase créative est la souplesse. Ce qui consiste ici à proposer plusieurs pistes en point de départ puis d’affiner avec le client au fur et à mesure de la construction du concept et de l’idée. Gardez toujours à l’idée que, quel que soit le concept, une narration brillante, des images et une esthétique à couper le souffle ou d’une approche émotionnelle puissante, le concept s’aligne parfaitement sur l’identité de la marque.
3. Scénario et story-board, deux documents incontournables
Si les deux étapes précédentes ont bien été exécutées, le scénario et le story-board sont des étapes certes importantes, mais qui devraient se dérouler d’une façon très fluide. A partir de ce moment les échanges avec votre client sont moins fréquents, ils doivent uniquement consistés en d’une proposition des deux livrables suivis d’ajustement / validations.
Un bon scénario structure le film, définit les séquences et veille à ce que chaque élément contribue à la narration globale.
Le storyboard, lui, permet de visualiser les plans, les angles de caméra et les mouvements, ce qui facilite la préparation du tournage.
Avec des deux documents, vous avez normalement les idées claires de ce que sera votre film. Le client est rassuré et les équipes du film savent exactement ce qu’il reste à faire.
4. Toujours faire le choix de la qualité
La qualité visuelle et audio est non négociable. Depuis plus de 15 années désormais, le prix du matériel à drastiquement fondu. Se donner les moyens techniques n’est plus une barrière, c’est un investissement très efficace et pour nous, une condition sine qua non à la réussite d’un film de marque. Un film de marque se doit d’être esthétiquement agréable et techniquement impeccable pour capter l’attention et toujours valoriser la marque.
5. Tester et ajuster
Si chez Elan Films, nous offrons les retours illimités à chaque étape de la production, c’est que nous avons constaté au fil des années, que les ajustements de fin de productions étaient primordiaux pour proposer des films réussis. Alors, avant de finaliser le film, n’hésitez pas à le testez auprès d’un petit groupe de personnes, de l’entreprise cliente bien sûr, mais idéalement représentatives de votre public cible. Recueillez leurs commentaires et ajustez le film en conséquence. Cette étape permet de s’assurer que le message est bien compris et que le film produit l’effet escompté.
6. Ne pas négliger la diffusion et mesurer l’impact
Un film de marque doit être adapté à différents canaux de distribution : site web, médias sociaux, événements, etc. Veillez à ce que le format, la durée et la qualité du film soient optimisés pour chaque plateforme. Par exemple, une version courte et percutante peut être plus adaptée aux médias sociaux, tandis qu’une version plus longue et plus détaillée peut être présentée sur le site web de l’entreprise. L’agence doit être en mesure d’offrir un conseil pertinent sur la diffusion et le film, dès son écriture, doit être élaboré au regard de sa diffusion.
Aussi, il est essentiel de mesurer l’impact du film de marque. Utilisez des outils d’analyse pour suivre les performances du film : vues, taux d’engagement, partages, etc. Ces données vous aideront à évaluer l’efficacité du film et à ajuster les stratégies de communication futures.
7. Conseil bonus 😉
Souvent les films de marque nécessitent la participation de comédiens professionnels. Or, en France, embaucher des acteurs peut représenter une part importante des coûts de production. Malheureusement, nous avons constaté que ce poste n’était pas prioritaire aux yeux de nos clients qui avaient une tendance naturelle à désinvestir cette dépense. En effet, le marché est tel que vous trouverez toujours des comédiens débutants et/ou qui se bradent. Nous vous conseillons fortement de passer par des agences pour caster vos comédiens et ne pas lésiner sur les cachets. Les comédiens portent souvent les films, une mauvaise prestation et c’est tout le film qui sombre.